Notre environnement ne cesse pas d’être menacée et sa protection requiert la purification de l’air et de l’eau. En effet la pollution de l’air qui se manifeste par des modifications à caractère chimique est devenue un sujet d’actualité. Les principaux polluants de l’atmosphère sont :
§ La fumée industrielle
§ Les combustions assurant les chauffages domestiques et urbains.
§ Les gaz d’échappement des automobiles
§ L’envol sous l’effet du vent des produits entreposés sans précaution particulière ; cas des décharges urbaines par exemple.Ces différentes sources de pollution envoient dans l’atmosphère des poussières, des gaz et / ou des substances plus ou moins dangereuses.
Par ailleurs, la quantité d’eau existant à la surface de la terre (eaux des océans, des lacs, des rivières, des glaciers ….) correspond à 1,4.109 km3. La partie d’eau potable correspond approximativement à seulement 9 000 km3.
Ainsi, selon des résultats approximatifs retrouvés sur le site web édité par ANTOINE PISCOPO [1], il est estimé que :
· 1,2 Milliards de personnes (un quart de la population mondiale) manquent d’eau potable.
· 1,4 Milliards de personnes sont sans évacuation efficace d’eaux usées.Soit plus de 80 pays (supérieur à 40% de la population mondiale) soufrent d’un manque d’eau potable.La figure 1 illustre la répartition des eaux au niveau de la planète [1].

Figure 1 : Répartition des eaux sur la planète.
Malgré cette répartition inégale de l’eau et la faible quantité d’eau potable qui existe sur la planète, l’activité de l’homme contribue énormément à sa pollution. On distingue deux grands types de pollution de l’eau.
ü La pollution chimique : l’utilisation des pesticides, engrais, herbicides, les rejets des influents industriels (même faiblement concentré en produits toxiques) ainsi que le stockage des déchets ménagères (décharges municipales) sont les principales sources de contamination des eaux de surfaces et des nappes phréatiques.
ü La pollution thermique : elle intervient le plus souvent lorsque des usines rejettent des effluents à 60, 70 voir même 80°C. La destruction de la faune et de la flore est presque toujours totale. On distingue en général deux types d’eaux à traiter :
§ les sources d’eau potable : eaux de surfaces et eaux souterraines.
§ Les eaux usées contenant des toxiques et / ou des composants non biodégradables [2].
Depuis longtemps, la recherche pour remédier ces problèmes plus particulièrement le traitement des eaux était une préoccupation majeur, d’autant plus que les contrôles de pollution sont plus rigoureux et la législation est de plus en plus stricte sur la qualité de l’eau en général. Bien que les traitements biologiques soient massivement employés, ils restent cependant impuissants devant certains polluants généralement organiques récalcitrants (pesticides). L’expérience a monté aussi que les traitements physico-chimiques basés sur des transferts de masse (décantation, filtration, floculation adsorption des polluants sur le charbon actif…) restent inefficaces devant l’ampleur de cette pollution et devant les coûts rédhibitoires. En outre les méthodes destructives permettant l’élimination des polluants sont préférées par rapport aux méthodes classiques de récupération qui consistent uniquement en un stockage de polluants.
Parmi les nouvelles méthodes développées, les techniques d’oxydation avancée (TOA) basées sur la dégradation photocatalytique des polluants ont suscitées un grand intérêt ces dernières années.
L’objectif de notre étude bibliographique consistera à rappeler brièvement les principes de la photochimie, la catalyse, la photocatalyse et en fin illustrer l’application de cette dernière dans le domaine de traitement des eaux par un exemple de dégradation photocatalytique d’un polluant modèle.
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